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Avr 27

DECOUVRIR LE LAC PAVIN

Les activités autours du Lac Pavin : 

Randonnées, promenades autour du lac, hiver comme été, escalade, ski de fond, raquette, canoé, pédalo, pèche, retaurants, terrasses.

Son Histoire :

A 8 km du Gite du Buron de Besse vous pouvez découvrir le dernier volcan qui fut en activité en Auvergne il y a seulement 6900 ans. Il a pu être datée par Carbone 14, grâce aux tourbières qui renferment les retombées aériennes issues de ces éruptions. Le volcan s’est formé par une explosion gigantesque de la rencontre de l’eau et de la lave qui à créer une gigantesque cocote minutes souterraine. Des fragments de cette explosion ont été retrouvé à plusieurs centaines de kilomètres. Ou la la faudra pas traîner dans le coin si un autre volcan se réveillent. Heureusement, il s’agit du seul Volcan d’Auvergne qui soit aussi jeune.

Certains datent même des soubresaut d’activité il y a seulement 750 ans avec un débordement du lac entraînant une coulée de boue dans la vallée de la couze pavin.

Deux scientifiques, l’ingénieur géologue Thierry del Rosso et le géologue-volcanologue Pierre Lavina ont émis de nouvelles hypothèses concernant l’activité du système du Pavin :

  • rajeunir l’histoire du site : alors qu’il est communément admis que le système Montchal-Pavin (Puy Montchal situé près du lac à 1 400 m d’altitude ayant formé un cône volcanique de trachy-basalte) est rentré en éruption il y a environ 6 900 ans, une deuxième phase péri-volcanique se serait produite il y a seulement 3 500 à 2 000 ans, puis il y 750 ans et des émanations gazeuses persistent encore de nos jours ;
  • le lac aurait débordé plusieurs fois au cours de son histoire, l’événement le plus récent aurait déposé des coulées de boue dans la vallée de la Couze il y a environ 750 ans ;
  • d’importants mouvements de terrains auraient eu lieu au cours du dernier millénaire, ce qui a pu libérer des gaz toxiques à l’instar des éruptions limniques du lac Nyos.
  • les légendes Pavin seraient liées à ces risques naturels.

Si de telles hypothèses devaient être vérifiées et validées par la communauté scientifique, ceci voudrait dire que le volcanisme en France métropolitaine se serait endormi durant les temps historiques, au cours du Moyen Âge.

Ces travaux furent présentés à un colloque organisé en 2009, où :

  • la mise en évidence de ces coulées de boue a été actée, donnant lieu à de nouvelles recherches en cours ;
  • les équipes du Laboratoire Magmas et Volcans rejettent l’hypothèse d’un volcanisme postérieur à 6900 BP.

Situé à une altitude de 1 197 mètres, il s’est formé par phréato-magmatisme, c’est ce que l’on appelle un maar. De forme presque parfaitement circulaire avec un diamètre de 700 à 800 mètres, il a une profondeur de 92 mètres, ce qui en fait le plus profond d’Auvergne visité par environ 200 000 personnes par an2. La rivière Couze Pavin qui passe a 300 mètres du lac n’est que partiellement alimentée par ce dernier.

Il est d’origine très récente contrairement au massif des Monts Dore. Il semble qu’il se soit formé après la période d’activité volcanique qui a créé la chaîne des Puys, soit il y a environ 6 900 ans, ce qui en fait le plus jeune édifice volcanique de France métropolitaine. Il n’est pas lié à la Chaîne des Puys. L’explosion qui l’a formé fut très violente (phréato-magmatisme) : des traces de cet événement ont été retrouvées jusque dans les sédiments du lac Léman et dans d’autres lacs suisses, alors que son volume est estimé à 75 millions de m3.

Par temps clair, le ciel bleu se reflétant dans l’eau, il est presque bleu-nuit. Par contre, par temps d’orage, ses eaux profondes apparaissent très sombres, ce qui lui a sans doute valu son nom de Pavin (du latin pavens, épouvantable).

Les eaux oxygénées du lac Pavin abritent du zooplancton et des poissons notamment l’omble chevalier évoluant en eau profonde (30 à70 mètres). Les eaux profondes ont une densité de plus de 10 millions de bactéries par ml d’eau (densité dix fois supérieure à celle des lacs standards), notamment de type Archea méthanogène (c’est-à-dire productrices de méthane), ainsi que d’autres espèces consommatrices de ce même gaz, certaines Archées parviendraient à oxyder une partie du méthane qu’elles produisent pour le consommer.